Articles avec le tag ‘Trône de Fer’

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J’avoue que je me suis mis au Trône de fer avec la série TV, un peu vacciné des séries de romans à rallonge. Du coup, j’avais raté les premiers jeux autour de cet univers. Je me rattrape donc avec cette traduction. Première constatation : c’est beau (quadri, papier glacé, illustrations majoritairement agréables). J’aurais dû le savoir après avoir acheté l’Anneau Unique du même éditeur. Deuxième constatation : c’est gros, notamment parce que le scénario Péril à Port-Réal a été inclus dans cette édition révisée. Premier bémol dans la foulée : les règles se taillent la part du lion (du cerf ?) dans le bouquin ; seulement 10 % environ sont consacrés au contexte. En ne connaissant que la série, c’est chaud. La lecture des romans semble donc conseillée (même si je continuerai à m’en dispenser, têtu que je suis).

Du coup, je vais principalement vous parler du système, qui tourne à base de lancer de dés à six faces dont le nombre dépend de la compétence du personnage, et dont le résultat doit dépasser un seuil de difficulté. S’y greffent des dés bonus (on en lance N en plus et on retire les N moins bons résultats) et malus (les N moins bons résultats sont retirés) et on a le gros du moteur. Ce que j’aime bien là-dedans, c’est que les personnages n’ont que des compétences (et des spécialités qui confèrent des dés bonus, mais ne chipotons pas) ; pas la sempiternelle dualité caractéristiques / compétences (bon OK, plus quelques avantages et défauts). Ce que j’ai bien aimé aussi (en fait, c’est en entendant parler que je me suis décidé à acheter le jeu), c’est que les personnages sont par défaut supposés faire partie d’une maison noble mineure, qu’il faut créer ensemble et qui fait office de liant au groupe (à la Ars Magica, Guildes, Tenga, etc. Bref, quelques-uns de mes jeux préférés).

Pour le reste, trois chapitres décrivent par le menu des routines de résolution d’intrigues, de combats et de batailles, respectivement. Chacune est relativement spécifique, mais elles se résolvent toutes dans le même esprit. Suit une série de conseils au Narrateur, un scénario d’introduction assez anecdotique et Péril à Port-Réal, lui très consistant et bien dans le ton de l’œuvre originelle. Les explications extrêmement complètes données dans tout l’ouvrage pourront paraître verbeuses au rôliste confirmé, mais elles ont le mérite de dédramatiser la complexité de telle ou telle règle, la façon de mener le jeu et les scénarios, bref, de mettre à l’aise le débutant et de l’aider à maîtriser toutes les subtilités du jeu graduellement et sans stress. J’ai bien apprécié ce souci pédagogique constant.

À titre personnel, je suis encore un peu rebuté par le côté algorithmique des intrigues et compagnie. Je pense que j’attendais plus qu’un indicateur d’humeur dans les relations entre personnages. Je suis aussi vaguement frustré du manque de consistance du contexte, mais paradoxalement, j’aurais sans doute râlé à la lecture d’une encyclopédie de Westeros. Reste que le jeu permet de démarrer sans souci et d’amorcer la pompe à histoires, me semble techniquement solide, bien dans l’esprit de l’œuvre. Si j’en ai l’occasion, je le testerai donc plus avant avec plaisir !

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