Articles avec le tag ‘Wastburg’

Couverture Sous les pavés la fange
J’ai pouffé. Plusieurs fois. Genre, comme quand j’ai lu mes premiers San-A ou un certain roman sis dans une cité fluviale. Bref, Sous les pavés, la fange !, c’est si foutrement bien écrit que ça fait vraiment plaisir ! J’irais même jusqu’à dire que ça change de certains ouvrages de JdR plus laborieux à lire.

À part ça, que raconte ce supplément ? Tout sur les sous-sols de Wastburg et, pour changer, on n’est pas dans les égouts mais dans des carrières. Et l’auteur s’y connaît, en carrières souterraines. D’ailleurs, si j’avais une tout’ch’tite critique à émettre, c’est que j’aurais bien troqué quelques détails sur la manière de creuser des trous dans du calcaire et le vocabulaire qui va avec contre un supplément de scénario. Le scénar de la fin est en effet très bien, mais un chouia plus de développement n’aurait pas fait de mal.

À part ça, c’est un sans faute : le pourquoi de ces sous-sols tentaculaires sous Wastburg, le comment on y (sur)vit, les hauts lieux (si j’ose dire) et leurs habitants. Juste, c’est tellement une ville sous la ville que ça change tout de même pas mal la physionomie de Wastburg et, potentiellement, de votre campagne. Mais c’est assumé et le lecteur est prévenu. Un excellent cru wastburgeois, donc !

Couverture Je suis Karly
Dans les heures qui suivent le massacre du 7 janvier 2015, un auteur de JdR et un dessinateur célèbre, sans se concerter, s’expriment à leur manière. Comme ils collaborent tous deux à la gamme Wastburg, un an plus tard sort Je suis Karly.

La presse satyrique à Wastburg, anachronique à plus d’un titre ? Oui, mais si vous imaginez des affiches collées à la sauvage, des pamphlets distribués sous le manteau, des crieurs publico-clandestins relayés par le bouche à oreille (« répété, déformé, amplifié » :) ), tout de suite on y est. RAS de ce côté-là, si ce n’est que Karly ne sonne pas très loritain (je vois la Loritanie plus latine que le germanique Waelmstat).

Reste à mettre tout ça en scène avec des inserts dans votre campagne habituelle, présentés sous forme de synopsis, le tout sur fond d’un scandale à faire éclater (ou à étouffer, on est à Wastburg) au long cours. Rien à dire sur la structure ; je trouve toutefois le scandale un peu bas de gamme. Une intrigue plus politique, avec des plus gros bonnets impliqués, aurait eu plus de gueule.

Mais bon, ne soyons pas bégueules (rime riche). En plus c’est gratuit, alors c’est le moment de conclure : JE SUIS KARLY.

Couverture Opéra 4 gelders
La gamme Wastburg continue son chouette bonhomme de chemin avec une campagne (plus qu’Et la nuit résonnera de mille crimes ? J’ai un doute) de Môssieur Tristan Lhomme. Sans trop dévoiler l’intrigue (disons, pas plus que le quatrième de couverture), elle met les gardoches aux prises avec un génie du crime façon Moriarty, la cruauté en moins (du coup, il n’en est que plus séduisant) et avec l’apparition d’une milice (incorruptible !?) qui concurrence sérieusement la garde.

Sur la forme, deux trames s’entremêlent, ce qui rend le scénario vaguement intimidant, mais cela me semble moins touffu et peut-être mieux structuré que dans Et la nuit résonnera de mille crimes. De plus, les PNJ ne sont pas si nombreux, de façon à ce que ça reste gérable. Ma seule petite inquiétude (mais je n’ai pas encore fait jouer le scénario), c’est de savoir si les PJ pourront mettre leur grain de sel dans tout ça ou passeront à la moulinette de la mécanique implacable de l’histoire en n’en comprenant que des bribes. Mais là encore, le MJ n’est pas démuni car, à cette fin (mettre un grain de sable dans la mécanique, pas ne rien paner), une liste d’« actions » donne des points d’entrée aux PJ dans l’intrigue.

En conclusion, voici un supplément Wastburg que je suis fort pressé de tester ! En juillet prochain, j’espère…

Couverture
Les suppléments Wastburg s’enchaînent à une vitesse folle… et se lisent aussi vite (ceci n’étant pas un reproche) ! La couverture de Roland Barthélémy est, comme d’habitude, magnifique. Côté texte, par contre, je suis moins convaincu. Il s’agit d’une enquête, en deux parties séparées par un intermède, dont l’issue de la première phase n’est pas déterminée à l’avance. Ce qui, à la base, peut être très rigolo. En revanche, je n’adhère pas à cette histoire de gifles, surtout dans la seconde partie en mode hystérie collective qui ne prend sa source dans… rien. De plus, tout ça travaille un peu trop en mode « demerden Sie sich » à mon goût. Je doute de pouvoir rendre la première partie du scénario plus intéressante qu’une série d’indices/témoins répétitive. L’intermède est plus classique, mais je ne crois pas à la psychologie contradictoire d’un des protagonistes, un marchand décrit comme droit et honnête et qui ignore les activités coupables de son épouse, pour finalement tout lui pardonner et l’aider dans son petit commerce illicite, voire immoral. Enfin le supplément se termine sur une aide de jeu dispensable, comme d’habitude, sur le combat social. C’est très marrant à lire, mais ce qui me gêne, c’est que c’est une collection d’une demi-douzaine d’exemples non généralisables, et dont la résolution est parfois sans rapport avec l’objectif initial (magnifiquement influencer les autorités de la ville résulte en la défection des sous-fifres d’un truand, par exemple).

Couverture Fleur de Purge
Comme son nom l’indique, Fleur de Purge est le supplément Wastburg consacré à la Purge (la prison), qui se taille la part du lion, et au quartier qui porte aussi ce nom. La première partie du supplément est principalement consacrée au tatouages appliqués aux délinquants qui passent par la Purge, ainsi qu’à ceux qu’ils se font faire eux-mêmes, façon gangs. D’autres informations sont données en filigrane, mais cette section a largement dépassé mon seuil d’intérêt pour la tatoomania.

La deuxième partie du supplément est dédié à la Purge elle-même, bâtiments et occupants. De la bonne source d’inspiration, avec la maison de correction comme détail qui fait vrai. C’est fou comme on oublie les jeunes délinquants dans les autres jeux med-fan ! En tout cas, c’est la première fois que je lis ça dans un supplément de JdR. Cette partie consacrée aux aides de jeu se termine sur un glossaire du sabir de la Purge, très drôle, mais qui aurait mérité d’être intégré à l’argot wastburgien plutôt qu’être spécifique au quartier. Et il y manque la définition de « pissard ».

La moitié restante du supplément est un scénario intitulé « On est toujours le Loritain de quelqu’un ». Sans le dévoiler, il mêle des intrigues liées à trois PNJ. Si vous êtes un peu fatigué comme moi, lisez-le d’une traite, sans quoi vous risquez d’être perdu au bout d’un moment ! Je sens que je vais refaire des mindmaps. :-) Mais ça augure d’une ou deux séances bien sympathiques. Seul bémol : le scénario est prévu pour des PJ purgeards. C’est clairement adaptable à vos gardoches, mais ça ne sera pas « optimal ». Dommage.

En résumé, Fleur de Purge vaut à mon avis surtout pour son scénario, comme ses prédécesseurs, mais ravira les fans de Watsburg, dont je suis.

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