Articles avec le tag ‘Wastburg’

Couverture Wastburg JdR

Règles du jeu

Vous vous souvenez de Wastburg, un roman dont au sujet duquel je vous causais en bien il y a quelque mois ? Et bien ça y est, le JdR est sorti. Il se présente sous la forme d’un ensemble tout mignon constitué d’un écran, d’une carte de la ville et de trois livrets de 32 pages au format A5. Je m’en vais vous causer ici du premier que j’ai lu : les règles.

Amis amateurs de simulation détaillée, passez votre chemin. Le système est hyper-simple. Comme dit un bon copain, tu as une chance sur deux : soit ça marche, soit ça ne marche pas. Et c’est vraiment ça. Quand on en vient à des actions critiques et qu’on lance des dés, on prend un risque (le reste du temps, pas besoin de dé, pas vrai ?). À Wastburg, on lance 1d6. De 1 à 3, on rate, de 4 à 6, on réussit, à des degrés divers dans les deux cas. Bon, je caricature un peu. Bien sûr, quand on met toutes les chances de son côté, on a un petit coup de pouce (on lance un ou deux dés de plus et on prend le meilleur résultat). Et vice versa d’ailleurs, dans des conditions défavorables, votre personnage est vraiment dans la mouise (on lance un ou deux dés de plus et on prend le moins bon résultat !). Quand même, comme votre perso est un héros (muhaha !), il peut utiliser des Aubaines pour relancer les dés quand la situation correspond à ses traits (de courtes descriptions qui, au passage, permettent de donner à chaque gardoche sa propre histoire et sa propre personnalité). Et voilà ! Saupoudrez d’états du personnage (fatigué, blessé, galvanisé…) qui viennent modifier la difficulté des actions, et zou.

Ce qui est chouette dans ce système, c’est qu’il pousse à la description. La réussite ou l’échec n’est pas binaire. Vous pouvez réussir, mais il se passe un autre truc décrit par le MJ ou le joueur lui-même. Et comme il va dans le sens de mes envies actuelles de simplicité, je n’ai qu’une envie, c’est de l’essayer. Ça me rappelle un peu Tenga, en moins prise de chou à maîtriser. Mon seul regret, c’est qu’on ne peut pas jouer de femme ni de Loritain (et non, ceci n’est pas une blague sur les Loritaines). Du moins pour l’instant, et en théorie. 🙂

Guide de la Cité

Ce deuxième livret (ou pas, d’ailleurs, si ça se trouve je lis Wastburg dans le désordre, quel ouf !) se présente comme un guide quasi-touristique de la cité (le titre semble tout à fait approprié, du coup) à l’usage des gardoches néophytes (si, étymologiquement, ça veut bien dire « nouvelles plantes », no comment). Sauf qu’évidemment, c’est un guide à la sauce wastburgienne, avec les annotations d’un vétéran que ne renierait pas l’auteur de Tigres Volants (en résumé, c’est plutôt poilant). Passées les premières pages, j’ai eu un peu de mal à entrer dans cette encyclopédie de la ville. Pourtant, on ne peut pas dire qu’elle soit longue (ni dure, mais je m’égare) ! Peut-être la répétitivité de la description des chapitres identiquement structurés ? Plus certainement un petit coup de fatigue, parce qu’après les premiers quartiers, j’ai dévoré le tout illico presto.

Conclusion ? Si vous n’avez pas lu le bouquin, vous pourrez quand même jouer à Wastburg, mais une bonne partie du sel de cette ville risque de vous échapper. Je vous conseille d’acheter le roman (l’auteur a les traites de sa piscine olympique à payer. En plus, il me verse une commission). Si vous avez lu le bouquin, le guide, complémenté (je sais, c’est un hideux anglicisme, mais on ne se refait pas) de la carte, a le grand mérite de bien fixer les idées (surtout si vous êtes une Loritaine sans aucun sens de l’orientation) sans pour autant les graver dans un marbre de détails inutiles. Voilà, voilà (à ce stade, vous devriez être dégoûté à vie de l’emploi des parenthèses. La pédagogie par le contre-exemple, que ça s’apelle, muhaha !).

Scénario

C’est toujours difficile de parler d’un scénario de JdR en donnant des infos mais sans dévoiler l’intrigue. Celui-ci inclut la création du groupe de personnages (bonne idée !), mais impose leur origine (moins bonne idée). A priori, rien qui ne puisse se régler en discutant avec son groupe. Pour le reste, c’est, ô surprise, une enquête, mais façon Cold Case : une galerie de personnages typiquement wastburgeois, un écheveau à démêler, quelques complications et, si tout va bien, un coup de théâtre final, des relations nouées dans la ville et des conséquences à gérer à plus long terme.

Bref, hormis ma réserve sur la restriction de choix dans les persos (non seulement ce sont des gardoches, mais en plus que des mecs et d’une origine bien particulière), d’ailleurs valable en-dehors du contexte du scénario, tout ça renforce encore mon envie de jouer à Wastburg. (Et de lire la suite des scénarios à venir). « Sans déconner ! »

Gardoches partout, Justice nulle part

Gardoches partout, Justice nulle part (GPJNP pour les intimes) est le premier supplément Wastburg. C’est un petit livret de 32 pages, au même format que ceux du jeu de base. Il subdivisé en deux parties : une aide de jeu sur la création de la patrouille des gardoches-joueurs (GJ ?) et un scénario.

L’aide de jeu permet, un peu à la manière d’une création de personnage, mais collective, au groupe de joueurs de créer le quartier où leurs gardoches officient, de le peupler avec leurs collègues, les figures marquantes du coin, leurs alliés… Le tout est une mine de scénarios potentiels directement fournis au MJ par ses joueurs. C’est complété par un générateur aléatoire d’affaires en cours, qui m’a moins convaincu par sa structure monolithique (mais difficile de faire autrement), mais qui peut dépanner ponctuellement (un usage intensif risquant de générer des situations similaires, voire identiques). L’AdJ se finit sur la détermination du jargon dans la patrouille, plus dispensable mais sympathique pour poser l’ambiance. Seul vrai regret, les fiches de quartier et de patrouille ne sont pas dispos sur le site de l’éditeur. Les photocopies, c’est tellement XXème siècle…

Le scénario se revendique linéaire, essentiellement parce qu’il démarre par un flashback et qu’il faut bien aboutir à la première scène au bout d’un moment, mais il est très loin d’être fermé et devrait réserver de bons moments typiquement wastburgiens aux gardoches. Son seul défaut ? Il est peut-être un peu court. Quelques pages de plus au détriment de l’aide de jeu ne m’auraient pas déplues.

En résumé, GPJNP est court, punchy, wastburgien en diable. On en veut encore ! Ah oui, et le livret est illustré par Roland Barthélémy et (toujours) Gary Chalk. J’ai bavé, je crois.

Couverture

Et la nuit résonnera de mille crimes

Et la nuit résonnera de mille crimes est un scénario Wastburg du genre velu, avec quatre fils rouges qui s’entrecroisent sur fond de nuit de foliiiie (de beuverie, en fait), bref, du genre qui donne du fil à retordre au MJ et qui épuise (du moins, il faut l’espérer) les joueurs. Tout ça a l’air bien, bien fun, mais je pense me faire un aide-mémoire un peu plus conséquent que la chronologie sèche proposée en matière d’aide de jeu (genre, en faisant apparaître les enchaînements au sein des différentes intrigues).

En parlant d’aide de jeu, il y en avait une alléchante à propos de l’argent à Wastburg. C’est vrai, les gardoches peuvent choper des gelders à la création, mais on ne sais pas comment les dépenser. Las ! On n’en saura pas plus, « Causons d’artiche » reste le cul entre deux chaises, dans l’abstrait et nous propose des règles d’emprunt pas bien utiles là où on attendait du concret. Le pompon, c’est l’exemple (au demeurant amusant à lire) qui nous parle d’un emprunt de 1000 gelders sans qu’on ne puisse se rendre compte si c’est une grosse ou une très grosse somme. Bref, on n’aura appris que dans le scénario qu’une dizaine de gelders, c’est insultant comme pot-de-vin pour des gardoches. C’est maigre.

Mais trêve de râlerie car, quand même, globalement, « qui dit Wastburg, dit on va bien se marrer ».

Couverture Fleur de Purge

Fleur de Purge

Comme son nom l’indique, Fleur de Purge est le supplément Wastburg consacré à la Purge (la prison), qui se taille la part du lion, et au quartier qui porte aussi ce nom. La première partie du supplément est principalement consacrée au tatouages appliqués aux délinquants qui passent par la Purge, ainsi qu’à ceux qu’ils se font faire eux-mêmes, façon gangs. D’autres informations sont données en filigrane, mais cette section a largement dépassé mon seuil d’intérêt pour la tatoomania.

La deuxième partie du supplément est dédiée à la Purge elle-même, bâtiments et occupants. De la bonne source d’inspiration, avec la maison de correction comme détail qui fait vrai. C’est fou comme on oublie les jeunes délinquants dans les autres jeux med-fan ! En tout cas, c’est la première fois que je lis ça dans un supplément de JdR. Cette partie consacrée aux aides de jeu se termine sur un glossaire du sabir de la Purge, très drôle, mais qui aurait mérité d’être intégré à l’argot wastburgien plutôt qu’être spécifique au quartier. Et il y manque la définition de « pissard ».

La moitié restante du supplément est un scénario intitulé « On est toujours le Loritain de quelqu’un ». Sans le dévoiler, il mêle des intrigues liées à trois PNJ. Si vous êtes un peu fatigué comme moi, lisez-le d’une traite, sans quoi vous risquez d’être perdu au bout d’un moment ! Je sens que je vais refaire des mindmaps. 🙂 Mais ça augure d’une ou deux séances bien sympathiques. Seul bémol : le scénario est prévu pour des PJ purgeards. C’est clairement adaptable à vos gardoches, mais ça ne sera pas « optimal ». Dommage.

En résumé, Fleur de Purge vaut à mon avis surtout pour son scénario, comme ses prédécesseurs, mais ravira les fans de Watsburg, dont je suis.

Couverture

Droits dans leurs bottes

Les suppléments Wastburg s’enchaînent à une vitesse folle… et se lisent aussi vite (ceci n’étant pas un reproche) ! La couverture de Roland Barthélémy est, comme d’habitude, magnifique. Côté texte, par contre, je suis moins convaincu. Il s’agit d’une enquête, en deux parties séparées par un intermède, dont l’issue de la première phase n’est pas déterminée à l’avance. Ce qui, à la base, peut être très rigolo. En revanche, je n’adhère pas à cette histoire de gifles, surtout dans la seconde partie en mode hystérie collective qui ne prend sa source dans… rien. De plus, tout ça travaille un peu trop en mode « demerden Sie sich » à mon goût. Je doute de pouvoir rendre la première partie du scénario plus intéressante qu’une série d’indices/témoins répétitive. L’intermède est plus classique, mais je ne crois pas à la psychologie contradictoire d’un des protagonistes, un marchand décrit comme droit et honnête et qui ignore les activités coupables de son épouse, pour finalement tout lui pardonner et l’aider dans son petit commerce illicite, voire immoral. Enfin le supplément se termine sur une aide de jeu dispensable, comme d’habitude, sur le combat social. C’est très marrant à lire, mais ce qui me gêne, c’est que c’est une collection d’une demi-douzaine d’exemples non généralisables, et dont la résolution est parfois sans rapport avec l’objectif initial (magnifiquement influencer les autorités de la ville résulte en la défection des sous-fifres d’un truand, par exemple).

Couverture Opéra 4 gelders

L’Opéra de quat’ gelders

La gamme Wastburg continue son chouette bonhomme de chemin avec une campagne (plus qu’Et la nuit résonnera de mille crimes ? J’ai un doute) de Môssieur Tristan Lhomme. Sans trop dévoiler l’intrigue (disons, pas plus que le quatrième de couverture), elle met les gardoches aux prises avec un génie du crime façon Moriarty, la cruauté en moins (du coup, il n’en est que plus séduisant) et avec l’apparition d’une milice (incorruptible !?) qui concurrence sérieusement la garde.

Sur la forme, deux trames s’entremêlent, ce qui rend le scénario vaguement intimidant, mais cela me semble moins touffu et peut-être mieux structuré que dans Et la nuit résonnera de mille crimes. De plus, les PNJ ne sont pas si nombreux, de façon à ce que ça reste gérable. Ma seule petite inquiétude (mais je n’ai pas encore fait jouer le scénario), c’est de savoir si les PJ pourront mettre leur grain de sel dans tout ça ou passeront à la moulinette de la mécanique implacable de l’histoire en n’en comprenant que des bribes. Mais là encore, le MJ n’est pas démuni car, à cette fin (mettre un grain de sable dans la mécanique, pas ne rien paner), une liste d’« actions » donne des points d’entrée aux PJ dans l’intrigue.

En conclusion, voici un supplément Wastburg que je suis fort pressé de tester ! En juillet prochain, j’espère…

Couverture Je suis Karly

Je suis Karly

Dans les heures qui suivent le massacre du 7 janvier 2015, un auteur de JdR et un dessinateur célèbre, sans se concerter, s’expriment à leur manière. Comme ils collaborent tous deux à la gamme Wastburg, un an plus tard sort Je suis Karly.

La presse satyrique à Wastburg, anachronique à plus d’un titre ? Oui, mais si vous imaginez des affiches collées à la sauvage, des pamphlets distribués sous le manteau, des crieurs publico-clandestins relayés par le bouche à oreille (« répété, déformé, amplifié » 🙂 ), tout de suite on y est. RAS de ce côté-là, si ce n’est que Karly ne sonne pas très loritain (je vois la Loritanie plus latine que le germanique Waelmstat).

Reste à mettre tout ça en scène avec des inserts dans votre campagne habituelle, présentés sous forme de synopsis, le tout sur fond d’un scandale à faire éclater (ou à étouffer, on est à Wastburg) au long cours. Rien à dire sur la structure ; je trouve toutefois le scandale un peu bas de gamme. Une intrigue plus politique, avec des plus gros bonnets impliqués, aurait eu plus de gueule.

Mais bon, ne soyons pas bégueules (rime riche). En plus c’est gratuit, alors c’est le moment de conclure : JE SUIS KARLY.

Couverture Sous les pavés la fange

Sous les pavés, la fange !

J’ai pouffé. Plusieurs fois. Genre, comme quand j’ai lu mes premiers San-A ou un certain roman sis dans une cité fluviale. Bref, Sous les pavés, la fange !, c’est si foutrement bien écrit que ça fait vraiment plaisir ! J’irais même jusqu’à dire que ça change de certains ouvrages de JdR plus laborieux à lire.

À part ça, que raconte ce supplément ? Tout sur les sous-sols de Wastburg et, pour changer, on n’est pas dans les égouts mais dans des carrières. Et l’auteur s’y connaît, en carrières souterraines. D’ailleurs, si j’avais une tout’ch’tite critique à émettre, c’est que j’aurais bien troqué quelques détails sur la manière de creuser des trous dans du calcaire et le vocabulaire qui va avec contre un supplément de scénario. Le scénar de la fin est en effet très bien, mais un chouia plus de développement n’aurait pas fait de mal.

À part ça, c’est un sans faute : le pourquoi de ces sous-sols tentaculaires sous Wastburg, le comment on y (sur)vit, les hauts lieux (si j’ose dire) et leurs habitants. Juste, c’est tellement une ville sous la ville que ça change tout de même pas mal la physionomie de Wastburg et, potentiellement, de votre campagne. Mais c’est assumé et le lecteur est prévenu. Un excellent cru wastburgeois, donc !

Couverture Sous les pavés la fange
J’ai pouffé. Plusieurs fois. Genre, comme quand j’ai lu mes premiers San-A ou un certain roman sis dans une cité fluviale. Bref, Sous les pavés, la fange !, c’est si foutrement bien écrit que ça fait vraiment plaisir ! J’irais même jusqu’à dire que ça change de certains ouvrages de JdR plus laborieux à lire.

À part ça, que raconte ce supplément ? Tout sur les sous-sols de Wastburg et, pour changer, on n’est pas dans les égouts mais dans des carrières. Et l’auteur s’y connaît, en carrières souterraines. D’ailleurs, si j’avais une tout’ch’tite critique à émettre, c’est que j’aurais bien troqué quelques détails sur la manière de creuser des trous dans du calcaire et le vocabulaire qui va avec contre un supplément de scénario. Le scénar de la fin est en effet très bien, mais un chouia plus de développement n’aurait pas fait de mal.

À part ça, c’est un sans faute : le pourquoi de ces sous-sols tentaculaires sous Wastburg, le comment on y (sur)vit, les hauts lieux (si j’ose dire) et leurs habitants. Juste, c’est tellement une ville sous la ville que ça change tout de même pas mal la physionomie de Wastburg et, potentiellement, de votre campagne. Mais c’est assumé et le lecteur est prévenu. Un excellent cru wastburgeois, donc !

Couverture Je suis Karly
Dans les heures qui suivent le massacre du 7 janvier 2015, un auteur de JdR et un dessinateur célèbre, sans se concerter, s’expriment à leur manière. Comme ils collaborent tous deux à la gamme Wastburg, un an plus tard sort Je suis Karly.

La presse satyrique à Wastburg, anachronique à plus d’un titre ? Oui, mais si vous imaginez des affiches collées à la sauvage, des pamphlets distribués sous le manteau, des crieurs publico-clandestins relayés par le bouche à oreille (« répété, déformé, amplifié » :)), tout de suite on y est. RAS de ce côté-là, si ce n’est que Karly ne sonne pas très loritain (je vois la Loritanie plus latine que le germanique Waelmstat).

Reste à mettre tout ça en scène avec des inserts dans votre campagne habituelle, présentés sous forme de synopsis, le tout sur fond d’un scandale à faire éclater (ou à étouffer, on est à Wastburg) au long cours. Rien à dire sur la structure ; je trouve toutefois le scandale un peu bas de gamme. Une intrigue plus politique, avec des plus gros bonnets impliqués, aurait eu plus de gueule.

Mais bon, ne soyons pas bégueules (rime riche). En plus c’est gratuit, alors c’est le moment de conclure : JE SUIS KARLY.

Couverture Opéra 4 gelders
La gamme Wastburg continue son chouette bonhomme de chemin avec une campagne (plus qu’Et la nuit résonnera de mille crimes ? J’ai un doute) de Môssieur Tristan Lhomme. Sans trop dévoiler l’intrigue (disons, pas plus que le quatrième de couverture), elle met les gardoches aux prises avec un génie du crime façon Moriarty, la cruauté en moins (du coup, il n’en est que plus séduisant) et avec l’apparition d’une milice (incorruptible !?) qui concurrence sérieusement la garde.

Sur la forme, deux trames s’entremêlent, ce qui rend le scénario vaguement intimidant, mais cela me semble moins touffu et peut-être mieux structuré que dans Et la nuit résonnera de mille crimes. De plus, les PNJ ne sont pas si nombreux, de façon à ce que ça reste gérable. Ma seule petite inquiétude (mais je n’ai pas encore fait jouer le scénario), c’est de savoir si les PJ pourront mettre leur grain de sel dans tout ça ou passeront à la moulinette de la mécanique implacable de l’histoire en n’en comprenant que des bribes. Mais là encore, le MJ n’est pas démuni car, à cette fin (mettre un grain de sable dans la mécanique, pas ne rien paner), une liste d’« actions » donne des points d’entrée aux PJ dans l’intrigue.

En conclusion, voici un supplément Wastburg que je suis fort pressé de tester ! En juillet prochain, j’espère…

Couverture
Les suppléments Wastburg s’enchaînent à une vitesse folle… et se lisent aussi vite (ceci n’étant pas un reproche) ! La couverture de Roland Barthélémy est, comme d’habitude, magnifique. Côté texte, par contre, je suis moins convaincu. Il s’agit d’une enquête, en deux parties séparées par un intermède, dont l’issue de la première phase n’est pas déterminée à l’avance. Ce qui, à la base, peut être très rigolo. En revanche, je n’adhère pas à cette histoire de gifles, surtout dans la seconde partie en mode hystérie collective qui ne prend sa source dans… rien. De plus, tout ça travaille un peu trop en mode « demerden Sie sich » à mon goût. Je doute de pouvoir rendre la première partie du scénario plus intéressante qu’une série d’indices/témoins répétitive. L’intermède est plus classique, mais je ne crois pas à la psychologie contradictoire d’un des protagonistes, un marchand décrit comme droit et honnête et qui ignore les activités coupables de son épouse, pour finalement tout lui pardonner et l’aider dans son petit commerce illicite, voire immoral. Enfin le supplément se termine sur une aide de jeu dispensable, comme d’habitude, sur le combat social. C’est très marrant à lire, mais ce qui me gêne, c’est que c’est une collection d’une demi-douzaine d’exemples non généralisables, et dont la résolution est parfois sans rapport avec l’objectif initial (magnifiquement influencer les autorités de la ville résulte en la défection des sous-fifres d’un truand, par exemple).

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