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Couverture Wastburg JdR
C’est toujours difficile de parler d’un scénario de JdR en donnant des infos mais sans dévoiler l’intrigue. Celui-ci inclut la création du groupe de personnages (bonne idée !), mais impose leur origine (moins bonne idée). A priori, rien qui ne puisse se régler en discutant avec son groupe. Pour le reste, c’est, ô surprise, une enquête, mais façon Cold Case : une galerie de personnages typiquement wastburgeois, un écheveau à démêler, quelques complications et, si tout va bien, un coup de théâtre final, des relations nouées dans la ville et des conséquences à gérer à plus long terme.

Bref, hormis ma réserve sur la restriction de choix dans les persos (non seulement ce sont des gardoches, mais en plus que des mecs et d’une origine bien particulière), d’ailleurs valable en-dehors du contexte du scénario, tout ça renforce encore mon envie de jouer à Wastburg. (Et de lire la suite des scénarios à venir). « Sans déconner ! »

Tout ce que vous voulez savoir sur : les Règles du jeu et le Guide de la Cité de Wastburg.

Couverture Wastburg JdR
Ce deuxième livret (ou pas, d’ailleurs, si ça se trouve je lis Wastburg dans le désordre, quel ouf !) se présente comme un guide quasi-touristique de la cité (le titre semble tout à fait approprié, du coup) à l’usage des gardoches néophytes (si, étymologiquement, ça veut bien dire « nouvelles plantes », no comment). Sauf qu’évidemment, c’est un guide à la sauce wastburgienne, avec les annotations d’un vétéran que ne renierait pas l’auteur de Tigres Volants (en résumé, c’est plutôt poilant). Passées les premières pages, j’ai eu un peu de mal à entrer dans cette encyclopédie de la ville. Pourtant, on ne peut pas dire qu’elle soit longue (ni dure, mais je m’égare) ! Peut-être la répétitivité de la description des chapitres identiquement structurés ? Plus certainement un petit coup de fatigue, parce qu’après les premiers quartiers, j’ai dévoré le tout illico presto.

Conclusion ? Si vous n’avez pas lu le bouquin, vous pourrez quand même jouer à Wastburg, mais une bonne partie du sel de cette ville risque de vous échapper. Je vous conseille d’acheter le roman (l’auteur a les traites de sa piscine olympique à payer. En plus, il me verse une commission). Si vous avez lu le bouquin, le guide, complémenté (je sais, c’est un hideux anglicisme, mais on ne se refait pas) de la carte, a le grand mérite de bien fixer les idées (surtout si vous êtes une Loritaine sans aucun sens de l’orientation) sans pour autant les graver dans un marbre de détails inutiles. Voilà, voilà (à ce stade, vous devriez être dégoûté à vie de l’emploi des parenthèses. La pédagogie par le contre-exemple, que ça s’apelle, muhaha !).

Tout ce que vous voulez savoir sur : les Règles du jeu et le Scénario de Wastburg.

Couverture Wastburg JdR
Vous vous souvenez de Wastburg, un roman dont au sujet duquel je vous causais en bien il y a quelque mois ? Et bien ça y est, le JdR est sorti. Il se présente sous la forme d’un ensemble tout mignon constitué d’un écran, d’une carte de la ville et de trois livrets de 32 pages au format A5. Je m’en vais vous causer ici du premier que j’ai lu : les règles.

Amis amateurs de simulation détaillée, passez votre chemin. Le système est hyper-simple. Comme dit un bon copain, tu as une chance sur deux : soit ça marche, soit ça ne marche pas. Et c’est vraiment ça. Quand on en vient à des actions critiques et qu’on lance des dés, on prend un risque (le reste du temps, pas besoin de dé, pas vrai ?). À Wastburg, on lance 1d6. De 1 à 3, on rate, de 4 à 6, on réussit, à des degrés divers dans les deux cas. Bon, je caricature un peu. Bien sûr, quand on met toutes les chances de son côté, on a un petit coup de pouce (on lance un ou deux dés de plus et on prend le meilleur résultat). Et vice versa d’ailleurs, dans des conditions défavorables, votre personnage est vraiment dans la mouise (on lance un ou deux dés de plus et on prend le moins bon résultat !). Quand même, comme votre perso est un héros (muhaha !), il peut utiliser des Aubaines pour relancer les dés quand la situation correspond à ses traits (de courtes descriptions qui, au passage, permettent de donner à chaque gardoche sa propre histoire et sa propre personnalité). Et voilà ! Saupoudrez d’états du personnage (fatigué, blessé, galvanisé…) qui viennent modifier la difficulté des actions, et zou.

Ce qui est chouette dans ce système, c’est qu’il pousse à la description. La réussite ou l’échec n’est pas binaire. Vous pouvez réussir, mais il se passe un autre truc décrit par le MJ ou le joueur lui-même. Et comme il va dans le sens de mes envies actuelles de simplicité, je n’ai qu’une envie, c’est de l’essayer. Ça me rappelle un peu Tenga, en moins prise de chou à maîtriser. Mon seul regret, c’est qu’on ne peut pas jouer de femme ni de Loritain (et non, ceci n’est pas une blague sur les Loritaines). Du moins pour l’instant, et en théorie. 🙂

À suivre : le Guide de la Cité et le Scénario.

Wasburg, le matos

Couverture WastburgJe ne chronique pas souvent de livres ou de films dans ces pages, mais ça risque de devenir une habitude avec les moutons électriques, si ça continue (j’avais déjà adoré les bouquins de J.P. Jaworski). Il faut dire qu’ils comptent une brochette de rôlistes dans leurs auteurs, ceci expliquant sans doute cela.

Mais revenons à nos moutons (ne demandez pas à mon humour déjà ras des pâquerettes de décoller un dimanche matin, hein !). Wastburg est une chronique jubilatoire de la vie quotidienne des gardes d’une cité franche coincée entre deux pays qui, s’ils ont fini par se mettre d’accord que leur guerre ancestrale coûtait plus cher que la paix, ne s’apprécient par pour autant. Curieusement, les représentants de l’un des deux pays dominent Wastburg au dépend des autres, moins décrits, mais l’on devine un potentiel inexploité, des intrigues en devenir entre ces waelmiens plutôt germaniques et un brin austères qui sont aux manettes et ces loritains plutôt latins et bordéliques qui occupent la position des dominés.

Vous pensez peut-être que je digresse, mais pas tant que ça, car Wastburg raconte en fil rouge, à travers la vie des gardes (à laquelle il ne faut pas trop s’attacher, d’ailleurs), une évolution majeure de la cité, qui ouvre elle aussi de grandes perspectives. Quand on sait que le roman va être adapté en jeu de rôle (on y revient) par les XII singes (ce qui me fera enfin une occasion de leur acheter quelque chose), ça donne l’eau à la bouche.

Là, vous allez sans doute me dire : « OK, encore un roman medfan à la française, en quoi est-il différent des autres ? » D’une, j’apprécie l’ambiance gritty, plus Leiberienne que D&Desque. De deux, j’ai adoré le style, qui use abondamment d’un argot bigarré. S’il y avait eu un peu plus de cul et d’humour potache, j’aurais bien qualifié Wastburg de San Antonio medfan tant la lecture en est jubilatoire. Bon, comme je commence à me répéter, je vais m’arrêter là, vous conseiller la lecture du roman et attendre le JdR avec impatience, car il me tarde d’incarner un gardoche, sans déconner !

À lire aussi : la critique de Tonton Alias

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