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Ars Magica

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Pont d'Ariège

Bern Hartapie

"Caramba ! Bern ? Mais bien sûr que je le connais, Bern ! Ah, il n'a pas eu de chance, dans la vie. Autant que je sache, il n'a jamais connu sa famille. C'est un enfant abandonné qui fut élevé dans un monastère jusqu'à l'âge de douze ans. D'après le peu qu'il m'ait raconté de cette partie de ma vie (il n'aime pas trop en parler, vous savez), ça n'a pas été tous les jours facile. Les nonnes n'appréciaient guère son sens des affaires. Car déjà à époque, il avait l'habitude d'organiser tous les échanges à l'intérieur du monastère, en gardant un petit bénéfice. Bref, à 12 ans, en ayant assez des coups de fouets et des prières, il quitta le monastère. Comment ? Non, autant que je sache, il n'a rien emporté de particulier en quittant le monastère. Vous croyez ? Un calice en or et les économies des nonnes ? Ca m'étonnerait, ce n'est pas le genre de Bern, de voler. C'est un marchand honnête, vous savez.

Ensuite, il a beaucoup voyagé. Oh, si ! Incroyable tous les pays où il est passé. Partout, il achetait et vendait, bref faisait le métier pour lequel il semblait le plus doué et qu'il avait librement choisi.

Autant que je sache, il finit par se mettre au service d'un marchand dans le nord du Royaume de France. Le marchand était tellement content de lui qu'il lui donna bientôt sa fille pour femme. Ils eurent un enfant, Aurélia. Mais la mère mourut en couches. Ce fut un vrai drame. Bern aimait beaucoup sa femme et il fut vraiment effondré. Bern n'aime pas parler de ça. Je crois que le simple souvenir de sa femme le fait souffrir. En fait, je le connais depuis quelques années, mais je n'ai jamais entendu dire qu'il ait eu une aventure quelconque. Tout son amour est accaparé par sa fille. Elle est adorable, cette gosse, vous savez !

Après le décès de sa femme, Bern reprit la route. C'est ainsi que je fis sa connaissance ici, à Andorre, il y a quelques années. Nous avons fait des affaires fructueuses ensemble, fructueuses pour les deux parties ! Bern avait une idée. Une idée excellente et pour l'instant je n'ai qu'à me féliciter. Créer une confrérie de marchands. Dans ce groupement, il n'y a que des gens dignes de confiance, des amis de Bern ou de moi-même. Ainsi, nous sommes plus forts. Nous groupons nos achats et nos ventes, échangeons des informations, nous faisons crédit pour nos investissements. Nous sommes 7 : Bern, qui n'a pas de point fixe et voyage sans cesse ; moi-même, à Andorre ; un marchand à Ax-les-Thermes ; un à Toulouse, un à Barcelone ; un à Marseille ; un à Tarascon. Non, il n'y a pas véritablement de chef dans le groupe, mais si nous devions en désigner un, ce serait Bern. C'est lui qui a eu l'idée, et c'est lui qui nous sert de porte-parole quand nous en avons besoin.

Myrdhin ? Laissez-moi réfléchir. Oui, ce nom me dit quelque chose. Il me semble que Bern m'a dit avoir une dette envers un homme portant ce nom. Il a aussi dit qu'il pourrait nous être utile, car il aurait un certain pouvoir sur le Pont d'Ariège.

Bon, maintenant, vous pouvez me détacher, non ?"

Miguel Etcheveri, interrogé par Albert Hurrier.


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Dernière mise à jour : 09/09/2017

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